Le cours de Shōrinji Kempō Seïgidō Ryū

L’élaboration du Shōrinji Kempō s’est accompagné de la mise en place d’une structuration de l’enseignement clairement définie dont chaque matière répond à des apprentissages identifiés et à des objectifs précis.

Les différents aspects de la discipline conduisent à ce nécessaire découpage et même si les cours sont généralement d’une durée de 2 heures, ils prennent par conséquence des formes variées. Ces deux heures ne peuvent contenir les différents moyens d’études du Shōrinji Kempō Seïgidō Ryū. Il est nécessaire de planifier et d’organiser les cours et la progression pour amener chaque kenshi à une approche et une compréhension des notions propres à son niveau d’étude.

L’approche d’un aspect implique présentation, démonstration, expérimentation, répétition et analyse du travail proposé par le professeur. Par suite, si l’on veut offrir à l’élève une véritable acquisition de ce qui lui est enseigné, il est incontournable de proposer des temps de travail suffisants pour atteindre ce but.

Par conséquence, essayer de tout aborder dans un cours est illusoire et n’apporte aucun bénéfice.

L’autre point essentiel repose sur le fait que l’apprentissage d’une telle discipline ne génère des résultats que s’il y a mise en œuvre et échange avec des partenaires.

Il est certes incontournable d’apprendre les gestes de base indispensables dans le vide mais la majorité du travail n’a un sens et ne permet de progresser que dans un travail à deux. Il faut une opposition, dont la complaisante est adaptée en fonction de l’exercice, pour évaluer ce que l’on fait et progresser. Si, malheureusement, on est contraint à un combat dans la vie de tous les jours, c’est bien parce qu’il y aura un assaillant : on sera au moins deux, jamais seul.

Si certains aspects du travail sont presque systématiques dans chaque cours, tout au long de l’année, des composantes spécifiques, qui font appellent aux fondamentaux, feront l’objet de séquences particulières pour renforcer un apprentissage de fond qui portera ses fruits. Ces séquences seront également programmées au cours de l’année selon les apprentissages déjà réalisés.

Si l’étude du Kongo Zen et du Seïhō peut intervenir rapidement pour des débutants, le randori ne peut être amené dans le seul cadre du niveau des pratiquants et l’application pratique de la self défense ne peut être proposée que si les élèves ont acquis un bagage minimum pour que l’approche de ces aspects aient une réelle utilité.

Un cours ne peut pas être un étalage des différentes séquences d’étude. Toutes les facettes de la discipline sont présentées par rapport aux acquis des élèves et organisées pour que leur étude ait une utilité la plus nette possible dans la progression du kenshi.

Pour autant, aucune des phases d’enseignement n’est réservée seulement au dōjō. Si les apprentissages techniques sont plus évidents au sein du cours, il est toujours possible d’en travailler certains points à des moments de la vie quotidienne. L’étude spirituelle et philosophique est une démarche qui s’appuie sur tous les instants propices de notre existence. Il n’est nul besoin de se placer dans la structure d’un cours pour mener une réflexion sur sa propre vie et les valeurs qui la façonnent.

Dans toutes ses formes, le Shōrinji Kempō Seïgidō Ryū est un moyen d’exister et non pas une activité à accomplir. On ne fait pas une randonnée pour utiliser un bâton de marche mais ce bâton nous aide à avancer. Plus le temps passe, plus ce bâton de marche fait parti de notre parcours. Il n’est plus besoin de penser à son utilisation mais sa présence nous est, à chaque excursion, plus essentielle.

Le Shōrinji Kempō Seïgidō Ryū est un tout. Extérieurement, les socles de la discipline que sont la technique de combat, le Seïhō et le Kongō Zen peuvent sembler être un assemblage hétéroclite mais s’avèrent intimement liés et constituent un ensemble indissociable.

Pour autant, les nécessités de l’apprentissage obligent à concevoir un découpage de la discipline dans un but éducatif. Il doit donc être établi un certain nombre de séquences qui organisent l’étude de la discipline.

Tout cela conduits aux différentes séquences présentes dans les cours qui structurent l’apprentissage du Shōrinji Kempō Seïgidō Ryū :

  • Chinkon : Rassemblement des esprits et méditation
  • Taïso : Gorin no sho no taïso
  • Kihon : le socle technique
  • Humpō Hō : l’apprentissage du déplacement
  • Hōkeï : principe des formes de base
  • Waza : techniques gohō et jūhō
  • Randori : l’approche du combat
  • Embu : les enchaînements préparés
  • Kongo Den Ken : les armes du Shōrinji Kempō
  • Seïhō : préserver le corps
  • Gakka : philosophie de la vie et réflexion sur la pratique
  • Self défense

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