Hōkeï

Hōkeï : principe des formes de base

Les Hōkeï constituent le troisième et dernier volet d’apprentissage des fondamentaux.

Beaucoup de disciplines martiales comprennent le travail d’enchaînement codifiés comme les kata dans nombre de disciplines japonaises (dao dans les arts chinois, hyong et poomse en coréen, quyen pour les disciplines vietnamiennes). En la matière, le shōrinji kempō fait exception à la règle. Si l’on ne considère que les différents styles de  karatedo, les kata sont extrêmement variés dans leur complexité et leurs difficultés. De plus, ils offrent plusieurs niveaux de travail : apprentissage, connaissance de l’enchaînement, maîtrise de la réalisation, compréhension des idées et techniques sous-jacentes et bunkaï.

Le hōkeï est à la fois plus simple, plus basique mais plus fondamental sur les gestes de base et dans l’optique du randori.

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Hōkeï se traduit par étude des formes de bases. En cela, les hōkeï s’approchent du kihon et du humpō hō et pourraient quasiment se substituer à eux pour les gestes qui les composent.

S’ils restent simples dans leur composition, les hōkeï, au nombre de 15 (Tan en), imposent néanmoins un travail de mémorisation et de précision technique. Ensuite chaque hōkeï propose le travail d’aspects particuliers : attaque et défense en ligne, stabilité…

La particularité des hōkeï est que 11 d’entre eux se travaillent à deux (sotaï). L’un des partenaires effectue le hōkeï et l’autre produit des série d’attaques et de défenses convenues. Au travail standard se combine alors la prise en compte de l’allonge, du rythme, de la vivacité, du choix de la distance du partenaire. Tous ces éléments s’imposent et doivent être pris en compte. Même si l’enchaînement est prédéterminé, ces nouvelles conditions nécessitent un nouvel apprentissage. Et ces mêmes éléments sont strictement ceux qui sont primordiaux dans le combat, le randori. C’est en ce sens que l’apprentissage des hōkeï pose les bases du randori.

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Les hōkeï sotaï sont également à la base d’un travail véritable avec le partenaire. En effet, le travail à deux est un fondement essentiel de la pratique mais il doit se conduire dans une collaboration sincère. Les deux partenaires doivent s’impliquer dans le travail commun pour qu’il apporte des vrais résultats dans la progression. Plus tard, ils seront la base d’une pratique plus libre : sur la structure du hōkeï, différentes variations seront amenées pour développer d’autres aspects de la pratique.

Pour finir, certains de ces mêmes hōkeï sont travaillés avec les armes du Shōrinji Kempō, le Kongo Den Ken, y compris à deux. Avec les armes, le travail est différent car moins codifié, il laisse place à plus d’adaptation et de liberté.

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Les hōkeï se décomposent ainsi :

Tenchi Ken : 6 tan en et sotaï
Giwa Ken : 2 tan en et sotaï
Byakuren Ken : 1 tan en et sotaï
Ryuo Ken : 3 tan en, 1 sotaï
Komanji Ken : 1 tan en et sotaï
Ryu no kata : 1 tan en
Kakuritsu Ken : 1 tan en.

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