La discipline

Selon la tradition, le kempō est originaire de l’Inde d’où il viendra en Chine parallèlement au Bouddhisme. Le développement du kempō et du Bouddhisme Ch’an (Zen en japonais) et l’association des 2 disciplines aura lieu au temple de Shaolin (shōrinji en japonais). Le Shōrinji Kempō traditionnel est la source de nombreuses techniques de combat plus ou moins mâtinées de bouddhisme Zen combinées avec d’autres doctrines religieuses.

Le Shōrinji Kempō moderne  a été élaboré à la fin de la 2ème guerre mondiale par un japonais, So Doshin. Dans sa jeunesse, il est formé aux techniques issues d’écoles de Ju Justu. Puis, envoyé en Chine par l’armée japonaise, il reçoit l’enseignement de maîtres chinois.

De retour au Japon après la défaite et dans un contexte d’insécurité généralisée, So Doshin structure le Shōrinji Kempō en constituant 3 socles :

Une technique de combat combinant l’arsenal des frappes pied, poing, coude, genoux et un large éventail de dégagements, clés, projections et immobilisations. Même si l’ensemble des techniques est puisé dans un plus vaste ensemble connu, le Shōrinji Kempō ne dérive pas d’une discipline militaire. Il est conçu de manière pragmatique et utilitaire ; il correspond à ce qui est appelé aujourd’hui une self-défense civile.

Le Kongo Zen. Véritable philosophie de vie, il constitue une branche du Zen dénuée de référence religieuse et place l’être humain responsable de lui-même au cœur du développement de l’humanité.

Le Seïhō. L’objectif de développement et de protection de l’individu passe également par une démarche de préservation de la santé. Des enchaînement de massages shiatsu, les déchocages, les techniques de réanimations constituent le seïhō.